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Salon Esprit Meuble 2013

on 8 janvier 2014. Posted in Salons 2013

Esprit Meuble double la mise

Les habitudes se prennent certes la 1ère fois… Mais la 2e les ancre ! La seconde édition du salon EspritMeuble, qui s’est tenu à Paris Porte de Versailles du 16 au 19 novembre, confirme la règle. Et s’affirme comme un rendez-vous annuel de la profession, un lieu d’échanges et de découvertes, de rencontres. Et de business ? Cela, les carnets de commandes signées en parleront mieux que nous…
esprit
logoDirection Hall 7 du Parc des Expositions de la Porte de Versailles… La scénographie est à la mesure de l’événement attendu par tous les professionnels du meuble ! Une véritable avenue habillée de noir et orange accueille le visiteur rapidement plongé dans l’ambiance. Pour sa 2e édition, Esprit­Meuble voit tout en plus grand. 30 000 m2 contre 20 000 en 2012 ; 200 marques présentes contre 120… La literie s’expose au centre, avec quelques immenses stands. Et tout autour, les sièges ou les meubles meublants. EspritMeuble, comme son nom l’indique, n’est consacré qu’à l’offre ameublement, s’appuyant sur les trois piliers que sont la literie, le meublant et le siège… Soit 90 % de l’offre attendue par les distributeurs de la profession, spécialistes ou généralistes. Le tout étant rassemblé dans un unique et vaste hall, aux allées bien droites, « à la romaine » comme l’apprécie le Président des literies Benoist. Indéniablement, cela facilite les repères et la déambulation. Si personne ne peut nier un contexte économique difficile, personne n’affiche de visage morose. Bien au contraire. Alain Pittet, Directeur Général des meubles Leleu, se félicite de retrouver un « lieu d’échanges avec nos clients. Ce salon est une vraie occasion de promouvoir notre profession, de lui redonner une visibilité. Notre secteur a trop souffert de la division des salons ». Pour Wolf Stolpner, « ce n’est que la 2e édition… mais c’est déjà un rendez-vous de la profession. Tous les secteurs sont représentés. On sent une réelle exigence de faire du beau, avec la volonté de tous de recréer une dynamique ». La quasi-totalité des stands effectivement s’est mise sur leur 31, avec une réelle volonté de mettre en scène leurs produits de façon attrayante. Partout, on est bien entendu invité à s’asseoir, à tester le moelleux d’une assise ou la fermeté d’un matelas… Sur le stand des Literies Benoîst, plongé dans la pé­nombre, un pianiste est même à l’œuvre, rappelant que rien n’est plus important que de « composer son matelas note à note », c’est-à-dire de façon toute personnelle.  D’un côté, « c’est beau ». De l’autre « c’est agréable »… C’était bien là les 2 piliers sur lesquels les organisateurs du salon voulaient s’appuyer pour que le business puisse se faire.

Arrêts aux stands


Tables, rangements, assises… Une sélection de 20 prototypes de mobiliers et luminaires issus du programme des Aides à la Création Via faisaient l’objet d’une exposition. Avec leurs designers présents sur le stand pour expliquer leur démarche créative. En quête d’éditeurs, ces projets innovants représentent autant d’opportunités de développement puis de commercialisation de collections bien dans la tendance actuelle.

L’effet vitrine


Une fois de plus l’attractivité parisienne a joué. Et à l’heure du bilan, le salon annonçait 8 477 visiteurs… L’objectif était de 10 000. Tant pis pour ceux qui ont raté le rendez-vous. Les présents, satisfaits, sont restés en moyenne plus longtemps, 2 jours contre 1,4 l’année dernière. Il fallait bien cela pour faire le tour des stands et découvrir nombre d’innovations. C’était là un des chevaux de bataille des organisateurs, insistant auprès des exposants pour qu’ils profitent du salon pour présenter leurs nouveautés. Côté visiteurs, certains se contentent d’un « peut mieux faire ». Comme Jean-Jacques Carette, Directeur commercial des Meubles Dura, à Asnières, qui juge que « Esprit­Meuble n’est pas encore suffisamment le salon de découvertes dont notre secteur a besoin. Nous avons besoin de nouveautés pour créer nos vitrines et attirer le client sur autre chose que la literie… Il faut redynamiser le meuble, sortir de l’artisanat, entrer dans l’ère marketing… Entre Maison & Objets trop axé boutiques, et Milan, grand-messe des tendances, il y a pourtant forcément quelque chose à faire ». D’autres heureusement sont franchement plus enthousiastes… « Bien sûr l’année dernière la conjoncture était déjà difficile, mais il y avait peut-être une prudence excessive. L’offre cette année est beaucoup plus intéressante et innovante », se félicite Denis Gicquel, Directeur général de Monsieur Meuble. Avant d’ajouter : « Ce salon prend vraiment de la consistance. Les tendances s’affirment, avec des lignes accessibles au cœur de notre marché : l’esprit Atelier bien sûr. Mais aussi de nouvelles perspectives pour la céramique. Sans oublier le marché de la relaxation qui continue d’exploser ». Quoi qu’il en soit, l’offre est bien représentée. Les gammes classiques sont là, rassurantes toujours. Mais un design plus contemporain ose lui aussi plus ouvertement s’affirmer. Permettant de satisfaire tous les goûts, les produits sont là. Il n’y a plus, comme le souligne Christophe Gazel, Directeur de l’IPEA, qu’à « faire émerger, connaître, créer le désir du milieu de gamme… Il n’y a aucune raison que ce segment du marché représente 25 % du marché chez nos voisins européens, et seulement 11 % chez nous. Les produits sont là, disponibles… ». Mais pour déclencher l’acte d’achat, il faut donc rajouter un petit quelque chose, imaginer toute une stratégie d’offre, qui pourrait bien être tout simplement le « service ». Mais pas seulement le « service livraison ». Il faut intervenir en amont : développer des configurateurs de préparation à l’achat par exemple. Offrir de l’information, susciter la tentation. Proposer des offres de crédit : s’offrir un canapé que l’on va garder 15 ans, en le finançant sur 10 mois permet d’envisager l’achat sous un nouvel angle… « Et l’on sait qu’en utilisant le crédit, rappelle Christophe Gazel, on augmente le budget moyen de 40 %. L’idée, c’est de remettre de l’optimisme, du plaisir au cœur du marché du meuble ». Et si l’on relançait le slogan de l’Unifa dans les années 80 : « Bien dans ses meubles, bien dans sa vie » ? C’est étonnamment d’actualité !


glogowskiLeader de l’innovation

Depuis 2012, nous avons repositionné André Renault telle que connue par le passé, en reprenant notre place de leader de l’innovation, du design, de la qualité et du service. Nous avons opéré une vraie montée en gamme, en développant la literie modulaire et de nouvelles technologies. Nous avons une perspective de croissance de 7 % pour 2014. Par ailleurs, nous avons multiplié par 3 nos ventes de produits déco, travaillant le design avec des sommiers griffés, des dosserets capitonnés… Tout cela se sait dans le petit monde de la literie, où nous sommes depuis longtemps connus… mais pas forcément dans le grand public. Normal, sur 105 millions de chiffre d’affaires du groupe Hilding Anders en France, nous en faisons 70 en MDD. Mais l’idée est maintenant de mieux faire connaître la marque vis-à-vis du consommateur final. Nous nous en donnons les moyens avec la mise en place d'outils d'ILV, le développement de corners spécifiques, avec des modules de 2, 3 ou 4 matelas. Par ailleurs, notre nouveau site est très orienté guide consommateur. On y entre par la problématique (j’ai toujours chaud, j’ai mal au dos, je suis fatigué au réveil…), avant que soient proposés les produits les plus adaptés. Mais l’idée, à terme, est de créer tout un système de recommandation pour accroître notre notoriété auprès du consommateur final et créer une communauté « André Renault ». Tous les éléments sont donc réunis pour satisfaire nos ambitions de croissance en 2014.

gicquelAfficher le milieu de gamme

Malgré un marché un peu morose, nous restons optimistes, avec des chiffres de fin d’année plutôt en hausse. Notre magalogue, distribué à 2 millions d’exemplaires, a été bien accueilli, et notre offre soutenue par une campagne TV efficace. Bien sûr, nous ne maîtrisons pas l’environnement économique, mais les besoins sont là, et il y a du passage en magasins. A nous de réassurer le consommateur, de lui proposer de vraies solutions d’ambiances. Avec une nouvelle approche du projet client permettant à ce dernier d'imaginer des univers déco cohérents, comprenant le canapé, la table basse, le séjour, le tapis ainsi que les objets de décoration, le tout dans une proposition chromatique harmonieuse. C’est le cœur de nos formations sur mesure « assistance déco », que nous proposons aux vendeurs des 120 magasins Monsieur Meuble. Cette professionnalisation des vendeurs nous tient à cœur, car nous sommes convaincus qu’il y a tout un marché milieu de gamme à développer, avec la conquête des 35-50 ans, cible d’achat pour un 2e ou 3e équipement. Pour cela, sans rien renier de notre patrimoine classique, à nous de proposer aussi une offre produits plus tendance, et de faire connaître nos gammes exclusives bien réelles. L’objectif à la clé étant une hausse sensible du chiffre d’affaires moyen des magasins, qui tourne aujourd’hui autour de 1,5 million d’euros.

vitardL’orme, notre niche de luxe

Nous sommes aujourd’hui le premier fabriquant mondial de meubles en orme… Une niche certes, mais qui a le mérite de bien se porter et que nous développons pour nous adapter à un marché qui bouge beaucoup. Nous sommes l’un des rares industriels du meuble à fabriquer encore sur le territoire français. Mais depuis 2007, nous avons beaucoup travaillé sur l'organisation avec une gestion de production en « lean ». Tout ce travail sur la gestion des stocks, et les performances de production (là où il y a avait 7 semaines de fabrication, il n’y en a plus que 3) nous ont permis de résister quand trop de nos concurrents mouraient. Nous avons aussi beaucoup investi en innovation en nous appuyant notamment sur un designer de renom, Jean-Marc Gady, qui travaille pour de grandes marques du luxe. Nous apportons de la valeur ajoutée à nos produits en imaginant des lignes mariant bois et béton. Il est très important de rester à l’écoute de nos clients, et pour cela internet est d’un vrai soutien. Nous enregistrons environ 4 500 contacts par mois, avec des internautes redirigés sur une centaine de points de vente ambassadeurs. L’analyse des mots clés les plus utilisés (meubles d’entrée, étroitesse…) est aussi une aide intéressante pour déterminer l’évolution des tendances. 2014 verra donc de nouveaux projets, d’autant que je suis désormais libéré de mon LBO… 7 ans de remboursement depuis la reprise en 2006, sans décalage d'annuité, c'est aussi une performance…

galimbertiPour une croissance retrouvée

Après plusieurs années difficiles, nous voulons renouer avec la croissance, et projetons d’augmenter notre chiffre d’affaires de 20 % en 2014. Exposer à Paris nous donne l’occasion de renouer avec les centrales d’achat. C’est important puis­que la France représente notre principal marché après l’Italie. De bons contacts nous rendent plutôt optimistes, mais le secteur s’est clairement durci. La « relaxation » est en panne et les bourses se rétrécissent. Si le panier moyen était chez nous de 2 000 euros jusqu’il y a 2 ou 3 ans, il est plutôt aujourd’hui autour de 1 500 euros.

Montée en gamme


Côté fabricants, nombreux sont ceux qui affirment que la valeur ajoutée et le développement de gammes plus prestigieuses sont leurs seules planches de salut face à une concurrence sévère. Christophe Vitard, le Président de La Boissellerie cible les quartiles 3,5 ou 4. Tout comme le fabricant de literie Ebac. Et encore le même son de cloche chez Leleu. Il y a là comme une prise de conscience faisant une belle unanimité. La valeur ajoutée, c’est aussi une vive réactivité, un travail qui se rapproche du sur-mesure, des livraisons rapides, un flair pour les nouvelles tendances… L’association avec des designers de renom, comme Jean-Paul Gady pour La Boissellerie ou Sourice, s’avère aussi fructueuse. Ce sont autant de signatures qui rassureront ou conforteront le consommateur final dans ses choix. La présence de nombreux décideurs tout au long des 4 jours est aussi une belle opportunité pour quelques marques émergentes, de se faire connaître. « Issu du monde de l’hôtellerie et des collectivités, se souvient Geoffrey Thiriez, Res­pon­sable de la distribution chez Thiriez Literie, nous avions profité de Esprit Meuble 1ère édition pour lancer nos gammes de matelas grand public. Le succès nous a encouragés cette année à doubler la surface de notre stand, passant de 50 à 100 m2 ».« Côté mise en scène, précise-t-il, nous avons choisi d’exposer un lit rond pour mettre en valeur l’une de nos spécificités, soit une forme de sur-mesure et d’adaptation ou de réponse à toutes sortes de demandes ». Et même pour un géant comme Cofel, « ce type de rendez-vous où la convivialité est à l’honneur, où nous pouvons recevoir agréablement tous nos partenaires de passage, est très important. C’est aussi bien sûr l’occasion de dévoiler et de mettre à l’honneur toutes nos nouveautés. Avec une mention spéciale pour Bultex Nano. Par ailleurs, pour épauler les fortes ambitions de Epéda à l’international, la présence d’importants distributeurs étrangers est évidemment une belle initiative ».


babbiniA nous la France !

Leader sur le marché italien, nous n’avons encore qu’une petite part de marché en France (1,5 million sur nos 40 millions de chiffre d’affaires annuel… Il faut savoir qu’en Italie, le marché est beaucoup plus fragmenté qu’en France. Nos clients les plus importants n’ont que 4 ou 5 points de vente ; ce qui explique notre nombreuse équipe de commerciaux. Pour pénétrer ce marché tellement capillaire, Cofel a d’ailleurs un accord selon lequel c’est nous qui fabriquons et distribuons ses marques « Little Italy ». En France au contraire, ce sont les chaînes qui détiennent la plus grande partie du marché. Pour mieux nous faire référencer, nous allons mieux mailler le réseau, avec 8 à 10 représentants (contre 4 seulement aujourd’hui). L’idée étant de mieux nous faire connaître, d’abord en tant que fabricants de matelas de qualité confort, spécialistes du bien-être et du bien dormir. Mais aussi, et c’est là une spécificité italienne, en tant que fabricants de lits déco sur lesquels travaillent designers et architectes. En France, le consommateur achète encore souvent un sommier + un matelas. En Italie, il achète un ensemble « lit » qui apparaît comme l’élément décoratif central de la chambre. Il y a là toute une part de rêve à animer. La communication doit vraiment dépasser l’axe du prix pour raconter une histoire, donner de l’information (nos matelas sont étudiés, mis au point techniquement avec des universitaires), offrir du service et des sensations.

rochebiliereMontée en gamme

La première preuve de nos ambitions, c’est la taille de notre stand. De 150 m2 en 2012, nous sommes passés à 240 m2. Il fallait bien ça pour le lancement de notre nouvelle gamme Selina. Nous avons déjà 98 % de notoriété auprès des distributeurs, surtout pour nos sommiers à lattes, mais avec Selina, nous nous renouvelons vraiment. Nous nous adressons là aux spécialistes literie et aux généralistes ameublement en recherche de produits niveau 3e quartile. Réservée à certaines zones de chalandise, Selina fera l’objet de contrats de partenariats sous exclusivité. La gamme sera accompagnée d’une PLV dédiée, et enrichie d’une tablette interactive servant de relais. Côté grand public, le site www.selina.fr décrira les produits, distribuera nombre de conseils et renverra vers les distributeurs référencés. L’achat final sera assorti d’un livret personnalisé au nom de la boutique avec un QR Code, offrant une garantie de 7 ans au lieu de 5 pour un ensemble complet, avec une étiquette préconisant à 8 ou 10 ans une date de renouvellement. Tout cela devrait permettre d’accroître notre chiffre d’affaires, aujourd’hui de 42 millions, de 2 ou 3 %. A noter aussi, nos 5 % à l’export, et particulièrement en Chine, où la literie relaxation connaît un vrai succès.

pittetLa carte du design

En ces périodes chahutées, il est vraiment vital de rencontrer nos clients. La concurrence est rude avec la Chine et les pays de l’Est, surtout en raison du bas coût de la main d’œuvre. Pour échapper à cette guerre des prix, nous nous démarquons par le service et la qualité. Nous sommes le seul fabricant français à intégrer dans notre usine tous les métiers participant à la fabrication de nos sièges rembourrés, de l’ébénisterie à la sellerie en passant par la mousse. Nos savoir-faire nous permettent de répondre facilement à des demandes basculant vers des lignes plus contemporaines et spécifiques. Le retour de la mode « Tissus » est aussi une bonne nouvelle ; nous en proposons un très large choix et la proximité de la fabrication française est un réel atout. Cela constitue d’ailleurs 80 % des 11 millions de notre chiffre d’affaires. Le renouveau des agencements d’hôtellerie, avec le groupe Accor en particulier, nous offre aussi de belles opportunités. Sans oublier tout le secteur « Nautisme » vers lequel nous nous sommes bien ouverts depuis 2 ou 3 ans.

stolpnerObjectif 100

Avec des panneaux cloisonnants, des affiches, une savante accessoirisation orange, nous avons recréé sur notre stand l’ambiance de nos magasins. C’est le reflet de notre politique, à travers laquelle nous dé­veloppons une vraie démarche d’enseigne, avec un concept cohérent et homogène. C’est tout cela que nous offrons à nos adhérents, soit une image qui va bien au delà des achats. Cela plaît, et de nouveaux prospects ne cessent de nous rejoindre. Après avoir ouvert une douzaine de magasins en 2013, nous devrions atteindre notre objectif de 100 en 2014. Ils disposent en moyenne de 380 m2, ce qui permet une belle mise en scène des marques, pour la majorité françaises. Sans oublier 15 % de marques propres et quelques exclusivités.

Une révolution culturelle en marche !


A mille petits détails, allant du soin porté à l’accueil à la soif d’échanges des uns et des autres, ce salon affichait quand même bien le désir profond d’une profession de renouveler son image et d’aller de l’avant… mais sans rater le tournant ! Car la prise de conscience s’affirme… Le marché du meuble bouge ; les acteurs veulent le comprendre pour s’y adapter et répondre aux attentes nouvelles des consommateurs. Voire justement anticiper ses attentes pour créer de l’envie. Comme si l’on entrait enfin dans l’ère marketing appliqué... Le tout passé au crible d’études sur les comportements d’achats. La dernière en date « Mobilier : Génération mobilité » présentée en avant-première à l’occasion du salon, essaie justement de comprendre pourquoi les Allemands changent de meubles juste par envie de renouvellement, alors que les Français doivent être confrontés à un déménagement pour y être incités. Donner l’envie, cela commence par du rêve… Or une majorité de Français sont propriétaires. « Il y a eu les années « voitures », les années « high tech », maintenant, place au meuble ! » lançait Christophe Gazel, un brin provocateur. Mais pour cela il faut valoriser les produits, redonner une visibilité aux collections, susciter le désir du consommateur de franchir le seuil des magasins pour découvrir des univers, des mises en scène auxquelles il puisse s’identifier. A charge donc de la distribution de se réorganiser, de faire preuve d’imagination et de créativité pour donner envie à chacun de changer de décor ! Tout cela était au cœur de beaucoup d’échanges, où il ne s’agissait pas seulement de se remonter le moral, mais bien de surmonter la crise, en la dépassant. Alors, au-delà des espèces sonnantes et trébuchantes, on commençait à penser que le business, pourtant attendu, pourtant indispensable, ne se faisait peut-être pas autant sur les produits que sur la re­cher­che, ensemble, se solutions pour créer de la valeur. Cela passant par exemple par des corners, avec des propositions d’aménagement plus globales. Beaucoup de distributeurs comprennent mieux la nécessité de libérer quelques m2 pour valoriser une gamme. Sans oublier l’indispensable formation des vendeurs pour réassurer le consommateur, l’aider à créer l’univers déco qui lui ressemble. Ici et là apparaissent aussi des plaquettes promouvant des sites d’aide à l’achat, et permettant la personnalisation des finitions du meuble. Là encore, il s’agit de valorisation, par une forme de sur-mesure largement plébiscitée par le consommateur.


frelonNouvelle stratégie

Repris au mois de septembre dernier par le groupe Arnaudeau, spécialisé dans le travail du métal et la tôlerie industrielle, ce salon inaugure la nouvelle vie de Résistub. Tout en nous appuyant sur l’équipe en place, nous allons élargir la connotation « métal » de la marque à l’ensemble de la maison : le lit toujours, mais aussi la table, les sièges, etc. Sur­tout, nous allons jouer sur le nom et le remettre sur le devant de la scène comme la signature qu’il mérite d’être. Cela va d’ailleurs dans le sens des distributeurs, qui nous demandent des corners Résistub… C’est assez nouveau alors que cela se fait depuis longtemps en Allemagne. Enfin, nous allons nous entourer de designers pour travailler et renforcer deux lignes de force, le style indus’ et le style contemporain. Ce salon est celui de la réassurance et la preuve que cette marque Résistub, créée en 1953, affiche un nouveau dynamisme.

flaquer

La force tranquille

Ininterrompue depuis environ 10 ans, notre croissance perdure en 2013, nous permettant de dépasser les 200 millions d’euros de chiffres d’affaires, soit 27 % de part de marché. Nous nous tenons à notre Plan Stratégique 2015. Ce Plan comprend le développement de produits appelés Compléments, tels que oreillers et sur-matelas… qui peuvent participer à hauteur de 10 ou 15 % du chiffre d’affaires de certains points de vente spécialistes. Nous affirmons notre positionnement premium avec les gammes Unlimited by Bultex ou Epéda Dédicace. Nous lançons des innovations radicales, comme Bultex Nano ou le latex Pulse chez Merinos. Et tout cela s’appuie bien sûr sur le déploiement de notre plan de Performance Industrielle, pour gagner toujours plus en qualité, coûts et délais de livraisons. Aussi, nous avançons sur une nouvelle usine Epéda en Normandie qui devrait voir le jour fin 2015. Ses flux de fabrication beaucoup plus rationnels accompagneront la forte croissance d’Epéda et ses ambitions à l’international. Notre objectif est de maintenir notre niveau de profitabilité et de génération de cash tout en faisant les investissements nécessaires pour préparer l’avenir. C’est l’assurance d’une entreprise pérenne, pour la satisfaction de tous, nos clients, nos actionnaires, et aussi nos près de 1 000 salariés répartis dans 5 usines en France.

charlotAller au-devant du consommateur

100 % française… Voilà ce qui caractérise notre marque spécialisée dans la fabrication, en Bourgogne, de canapés et fauteuils grand confort. Face à la concurrence chinoise, nous sommes contraints de sans cesse innover. Pour offrir à la vente le spectre le plus complet, nous déclinons nos produits en multiples versions : dos au mur, pendulaire, avec ou sans repose-pieds, convertible… La multicinématique reçoit aussi un très bon écho. Malgré cela, le marché reste tendu. Alors, même si nous sentons un léger sursaut depuis octobre et que nous réembauchons pour Noël, nous finissons 2013 en légèrement négatif, avec 10 millions de chiffre d’affaires. Par ailleurs, alors que nous essayons vraiment de faire preuve de diversité, au cœur de notre savoir-faire, nous regrettons un peu le manque de dynamisme des enseignes. Ainsi sur nos 800 clients actifs, seuls 20 % environ font vraiment preuve d’initiatives… Et ce sont le plus souvent des indépendants de province, qui se déplacent sur salons et foires régionaux, au contact direct du consommateur. Ainsi se crée un peu de trafic, tandis que le métier s’en sort grandi et valorisé.

Le succès du 100 % Chêne massif

De la sous-traitance nous sommes peu à peu passés à la création de nos propres lignes, accroissant nos effectifs de 15 à 120 personnes. Le tout en une quinzaine d’années. Nous avons bien sûr conservé notre marque de fabrique, le 100 % chêne massif, avec certification affichée « Bureau Veritas » qui est clairement une réassurance pour le client final. Nous cultivons des valeurs de sérieux liées à une fabrication 100 % française, respectons les délais, restons à l’affût de la tendance… et affichons sans faire de bruit une croissance à 2 chiffres. 95 % de notre chiffre d’affaires est réalisé sur le marché français.

A l’heure du bilan…


La fréquentation apparaît globalement positive, soulignée par la présence des acteurs principaux. « Nous notons de bonnes intentions, affirme-t-on chez Ascot, de l’intérêt pour la nouveauté… mais tout a du mal à se concrétiser… » Idem chez B. Marly où Philippe Charlot regrette que « la tension du marché rende hésitante la signature des bons de commande ». Avant de s’étonner que « le bel enjeu de redynamiser notre profession, et la fabrication française en particulier, s’accompagne de la présence de certains concurrents étrangers… Sur le salon de Milan, les fabricants chinois par exemple ne trouvent pas de place… », souffle-t-il. A l’inverse, côté distribution, il apparaît aussi indispensable justement d’encore renforcer la présence internationale pour qu’EspritMeuble devienne une véritable référence en Europe. Et en tout cas, du côté des visiteurs étrangers invités, la satisfaction est à son comble et les organisateurs peuvent se féliciter d’un objectif atteint… Ainsi, Rachid Benyahia, de la société danoise Skovby, se dit-il « agréablement surpris. Nous avons été remarquablement reçus, et découvrons le marché français dans une belle volonté de renouvellement. C’est une excellente idée aussi que les enseignes de distributions soient présentes, avec des stands. Décidément, nous prenons rendez-vous pour l’année prochaine, impatients de faire découvrir ici notre belle offre de meubles aussi soignés qu’ingénieux ». Rendez-vous est donc pris pour l’année prochaine, du 6 au 9 décembre 2014… auxquels quasi tous les exposants espèrent pouvoir répondre « présent », « à condition qu’on n’entre pas dans une spirale infernale de profit », maugréent quelques-uns… qui trouvent le m2 déjà très cher, « 3 fois plus élevé qu’à Bruxelles », et comptent bien voir perdurer l’entrée gratuite pour tous…

Sabine Alaguillaume

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