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Spoga+Gafa Cologne 2013

on 25 octobre 2013. Posted in Salons 2013

La vie est belle

Avec l’hiver glacial et le printemps pourri qui a sévi sur toute l’Europe, l’heure n’était guère à l’optimisme, en raison d’un début de saison plutôt médiocre enregistré par le secteur du jardin, et des loisirs outre. Il va donc sans dire que l’édition 2013 Spoga+Gafa, qui se tient immuablement à l’orée de l’automne dans la cité verdoyante de Cologne était attendue au coin du bois par les acteurs de la profession. Pourtant contre toute attente, les oiseaux de mauvais augure en sont pour leur frais.
spoga
logoEn effet, le salon a enregistré des chiffres de visitorat plus qu’honorables, puisque pas moins de 36 800 professionnels du secteur, venus de 116 pays, ont fait le déplacement dans la capitale rhénane, tandis que 1817 entreprises y ont présenté leurs nouveautés et innovations. A noter que parmi ces exposants, 82 % étaient d’origine étrangère, ce qui confirme définitivement la position de leader mondial de la manifestation. Ces résultats, très proches de ceux de 2012, démontrent que la mauvaise météo des mois passés, qui faisait craindre le pire, n’a en rien affecté le rendez-vous de Cologne. En tout cas, ils comblent d’aise Katharina C. Hamma, Directrice générale de Koelnmesse GMBH : « Nous avons accueilli plus de visiteurs que l’an passé, venus du monde entier. Face aux résultats plutôt modestes enregistrés par le secteur du jardin, en raison des intempéries qui n’ont pas cessé durant tout le printemps, nous ne pouvons que nous féliciter de constater que notre salon possède toujours un remarquable pouvoir d’attraction, quelles que soient les circonstances ». Voilà donc un nouveau succès à mettre au crédit de Koelnmesse, alors que les organisateurs avaient tout à craindre, suite à ces conditions météo calamiteuses. Le phénomène mérite donc que l’on s’attarde un peu sur les recettes qui ont transformé ce qui aurait dû être un échec, en un résultat on ne peut plus positif, lequel laisse entrevoir un avenir qui s’annonce très favorable. En effet, le Spoga+Gafa a bien changé ces trois dernières années. Certes, et comme toujours chez nos amis allemands, les transformations sont subtiles, mais elles sont véritablement profondes. La révolution de palais n’est pas dans la culture germanique en termes d’organisation de salons. Les révolutions, disons plutôt évolutions, se font en douceur et profondeur. Le cas du Spoga+Gafa est tout à fait représentatif de ce mode de fonctionnement, qui s’avère à l’usage d’une redoutable efficacité. La recette est pourtant simple sur le tapis, mais son application est beaucoup plus subtile qu’on l’imagine. Cette méthode des petites touches en tout cas ne choque ni le visitorat, ni encore moins l’exposant, puisqu’elle va toujours dans le sens de l’histoire de chaque partie concernée.

wernerC’est le marché qui décide de l’offre

Mobilium : Quels enseignements tirez-vous de cette édition 2013 ?
Christopher Werner : L’enseignement majeur, c’est que notre volonté de rendre le salon plus compact était une bonne idée. En fermant deux halls, nous avons épargné des pas inutiles aux visiteurs, et redonné une dynamique à l’offre globale. Le salon est plus cohérent, plus dynamique. Les espaces sont occupés de manière plus dense, et nos exposants nous ont déjà exprimé leur satisfecit, et si je me réfère également au taux de satisfaction des visiteurs, nous pouvons déjà dire que nous avons gagné notre pari. Tout ceci nous fait dire que nous allons adapter la formule à d’autres salons.

Mobilium : Cela ne fait quand même pas revenir les grands noms du jardin, notamment les Allemands, type Stihl, Bosch Gardena…
Christopher Werner : C’est exact, et c’est un sujet que nous allons prendre à bras le corps. Nous avons des réunions et des entretiens à ce sujet dans les jours qui viennent. Sachez que nous ferons tout notre possible, pour trouver un terrain d’entente. Les liens ne sont pas rompus, loin de là, mais nous devons les convaincre que notre salon nouvelle formule est totalement différent de ce qu’ils ont connu dans les années passées, et qu’il est à même de remplir un cahier des charges qui répond à leurs objectifs.

Mobilium : Le Spoga+Gafa ne s’éloigne-t-il pas de plus en plus de son concept initial de salon jardin, pour devenir un salon décoration ?
Christopher Werner : C’est le marché qui décide de l’offre, pas nous. Or celui-ci a clairement évolué vers le jardin plaisir, où le mobilier outdoor connaît un développement considérable, boosté par les nouveaux matériaux qui procurent à ces produits la polyvalence. Nous avons le devoir de répondre à cette nouvelle demande, tant de la part des exposants que des visiteurs et accueillir cette nouvelle offre dans les meilleures conditions. Nous ne sommes pas des suiveurs. A cet effet, nous mettons en scène ces produits via des expos thématiques, et des animations spécifiques. Quant à l’autre grand secteur, celui des barbecues, qui explose, nous n’avons pas attendu son avènement. Ils s’exposent chez nous depuis des années.

ohayonNotre développement passe par l’innovation

Le salon Spoga+Gafa est un rendez-vous important, surtout cette année où nous présentons notre gamme Tokyo, devenue un de nos produits vedettes. Le concept des bacs qui se superposent suscite beaucoup d’intérêt. Je vous rappelle pour information que ce produit a reçu le prix de l’innovation aux dernières journées des collections. Il illustre en tout cas à merveille la stratégie de développement de Grosfillex qui passe avant tout par l’innovation. C’est grâce à cette politique que nous maintenons un niveau de développement honorable, malgré une année très difficile pour le secteur du jardin en raison de conditions climatiques catastrophiques. Pour le lancement de la gamme Tokyo, sachez que nous avons mis en place un accord de partenariat avec trois distributeurs de nos marchés cibles que sont les jardineries et les GSB. C’est ainsi que les enseignes Truffaut, Botanic et Leroy Merlin intégreront les produits Tokyo dans leurs catalogues respectifs.



Autopsie d’une méthode

Le Spoga+Gafa est donc passé par les fourches caudines des procédés Koelnmesse. Il en constitue même l’exemple le plus représentatif. La nature de son offre, ses modes et tendances et sa dépendance à des contingences non maîtrisables, font de ce salon un des plus réactifs au pilotage de son évolution. En clair, il est bien difficile aujourd’hui de le présenter comme un salon purement dédié au jardin, qui ne représente plus qu’une partie minoritaire des produits et innovations présentés. Ce phénomène, il faut l’avouer, n’est en rien la faute des organisateurs, qui ont subi les avatars du marché, suite à la défection durable des grands acteurs industriels du secteur purement jardin. Où est passée la motoculture de plaisance ? L’électroportatif ? Où sont passées les Stijl, Bosch et autres Gardena qui, il y a quelques années, occupaient des stands immenses où se pressaient forces de ventes internationales et clients de tous pays ? Disparus, à de quelques rares exceptions près. Tout ceci est d’autant plus fâcheux, que nombre d’industriels du jardin sont allemands. Quoi qu’il en soit, et pour des raisons qui leur appartiennent, le Spoga+Gafa n’entre plus dans leur stratégie. C’est regrettable à bien des égards, et nous ne pouvons nous empêcher de penser que les absents ont toujours tort. Une vitrine comme ce salon est unique et il est dommage de ne pas s’y exposer. Toujours est-il que malgré les discours volontaristes des organisateurs maintes fois entendus, à propos du retour des fabricants et industriels de renom, rien n’y fait, et il semble bien que cette situation perdure. C’est pour cette raison que le salon a connu il y a quelques années une période de flottement dangereuse, passant à la biennalité, ce qui n’a rien arrangé, sauf à permettre à bon nombre d’observateurs de clamer qu’il était condamné à disparaître. Seulement, c’était sans compter avec la ténacité de Koelnmesse, et sa parfaite connaissance du marché. C’est ainsi qu’après de nombreux échanges et rencontres avec les organisations professionnelles du secteur, et surtout l’avènement du jardin comme une nouvelle pièce à vivre, que le mouvement s’est retourné. Le phénomène outdoor a connu une mutation profonde et durable, sur laquelle les organisateurs ont su surfer avec beaucoup d’habileté. Avec le développement du mobilier de jardin, devenu utilisable en intérieur et extérieur grâce aux nouveaux matériaux, avec la montée en puissance technologique des barbecues devenus de véritables cuisines ambulantes, secteur que Koelnmesse accueillait déjà depuis des années, le salon est devenu un salon des loisirs de plein air et la décoration extérieure. Quant au travail au jardin ou sur nos balcons, il n’a pas disparu, tant s’en faut avec l’avènement de la culture potagère individuelle, sans oublier la décoration florale plus que jamais présente dans les foyers en intégrant en temps utiles tous ces nouveaux paramètres que le Spoga+Gafa est devenu un salon dédié à l’art de vivre au jardin dans le sens le plus large du terme, avec le succès que l’on connaît. 

pantelNous allons lancer des gammes spécifiques au marché français

Le jardin est l’activité qui a permis à Kettler de démarrer il y a 60 ans. C’est dire s’il est important. Nos produits sont fabriqués en Allemagne et nous revendiquons la « Deutsche qualität » pour nous imposer sur le marché français qui ne représente à ce jour qu’environ 7 à 10 % de notre chiffre d’affaires. Pour cela nous allons développer des produits spécifiques à une demande qui possède des caractéristiques bien différentes de celles du marché allemand. Ainsi par exemple, à contrario de ce qui se passe outre-Rhin, nos compatriotes aiment passer du temps à table en groupe. Nous allons donc bientôt proposer de grandes tables et des chaises au format réduit afin d’accueillir un grand nombre de convives. Notre objectif à trois ans est de doubler notre chiffre d’affaire, ce qui nous paraît raisonnable, d’autant plus que nous allons accompagner ces lancements sur l’hexagone d’une campagne de communication conséquente.kettler


Ensemble Oxford Face à la mer…
Kettler propose cet ensemble appelé Oxford, en coloris rotin fabriqué en résine tressée. Celui-ci est constitué de deux banquettes deux places, une table basse et un pouf pouvant se transformer également en méridienne. Il s’adresse aux familles et son prix se situe sur le créneau milieu/haut de gamme. Il est idéal pour les grands jardins ou en bord de mer, face la grande bleue pour les plus chanceux.


 



La décoration comme locomotive

Dans ce contexte c’est évidemment le secteur des meubles de jardin qui s’installe en tête du palmarès en termes de nombre d’exposants, avec pas moins de 700 entreprises qui ont présenté leurs nouveautés et innovations. Les visiteurs ont pu ainsi constater la remarquable variété de l’offre. La palette des matières allait du bambou au cuir spécialement traité pour la vie à l’extérieur, en passant le béton ! Sans oublier toutes variétés de bois et de matériaux innovants permettant une polyvalence en termes d’usage. Quoi qu’il en soit et quel que soit le matériau utilisé, le dénominateur commun à tous ces produits est le design. En effet, le mobilier de jardin a désormais pour vocation la décoration, puisque l’aménagement de chaque parcelle de jardin de balcon ou terrasse dans les foyers est guidé d’abord par des conditions d’ordre esthétique. L’époque des tables et chaises rudimentaires au confort sommaire est définitivement révolue. Place à la décoration, et ce, d’autant plus que chaque carré de verdure est synonyme de bien-être et de plaisir.
De plus, afin de répondre à la demande croissante d’entreprises spécialisées dans le mobilier de jardin dans le haut de gamme, un hall plus spacieux (le 10.2) leur avait été réservé, nommé « garden unique ». Y était également organisé un concours ouvert aux jeunes designers, ou ceux-ci devaient concevoir des prototypes, sur le thème « outdoor living ». A cet effet les organisateurs avaient reçu pas moins de 62 projets originaires de 24 pays. Le vainqueur, Roee Magdassi est venu d’Israël, avec un barbecue portable ultra léger nommé « stakes ».
A propos des barbecues « nouvelle génération », ceux-ci ont grandement participé au goût retrouvé pour la cuisine. C’est ainsi que pour répondre aux exigences de tous ces « chefs » du dimanche, les barbecues sont devenus de vraies cuisines d’extérieur, permettant de mitonner les plats les plus élaborés. Etant donné les liens historiques entre les fabricants et Koelnmesse, l’espace qui leur est traditionnellement dédié depuis toujours a fait le plein et permis aux visiteurs de constater l’exceptionnelle vitalité de secteur en pleine évolution technologique et en pleine ascension commerciale. Leur traditionnelle présence plus que jamais massive a grandement contribué, une fois de plus, au succès du salon.
Très beau succès également de la décoration proprement dite, exposée sur les halls 9 et 10. Elle proposait une offre fort convaincante aussi variée qu’hétérogène, avec cependant un dénominateur commun, celui de la couleur. Cette symphonie chromatique, les consommateurs devraient la retrouver la saison prochaine sur leurs terrasses, balcon ou jardin, via les coussins, vases, vaisselle et textiles chamarrés, sachant que tous ces produits seront à l’instar du mobilier de jardin utilisable tant en extérieur qu’en intérieur. Ce « choc des couleurs » pour reprendre la terminologie des organisateurs permettra quoiqu’il advienne d’égayer nos espaces verts quelle que soit la météo. Comment aussi passer sous silence ce « parc des plantes » somptueux patchwork de plantes et fleurs conçu et planté par plus d’une vingtaine d’entreprises de jardinage de l’association « Plan­tregio Rhein-Maas e.V ». Celle-ci s’intégrait parfaitement au cœur du secteur « Garden création », où s’exposaient dans le même hall les fabricants d’équipements, d’outillage, et d’accessoires qui permettent de veiller à la bonne santé de ces merveilles de la nature. Et que l’apprenti jardinier ne s’effraie plus. Tous les produits, tels que les taille-haies, les houes, par exemple, sont désormais d’un grand confort d’utilisation grâce notamment à leurs poignées ergonomiques permettant de régler la hauteur de préhension. Les Abris de jardin, l’eau et l’éclairage étaient également présents sur ce même espace au même titre que les produits d’entretien du jardin privatif. A propos de l’éclairage, les luminaires solaires à l’esthétique design haut de gamme, constituent la tendance principale. Quant à l’entretien du jardin, celui-ci est facilité par des substrats comprimés, grâce auxquels le transport pénible de lourds chargements est désormais révolu.
Si le Spoga+Gafa, n’a pas renoncé à ses fondamentaux, à savoir la présentation d’une offre exhaustive dans le domaine du jardin et de l’outdoor, son offre évolue très clairement vers la décoration, en réponse aux nouvelles tendances du marché auxquelles les organisateurs ont su parfaitement s’adapter et redonner un souffle nouveau à un rendez-vous, qui lorgne désormais, du côté et ce qui se passe à la même époque du côté de Paris. En tout cas Koelnmesse ne s’en cache guère. Dans ce contexte de rivalité déclaré, le Spoga+Gafa, se positionne comme un Maison et Objet des produits de l’outdoor, en attendant la suite, car ces produits sont devenus polyvalents. Ainsi, malgré un contexte économique morose, et une météo désastreuse, préjudiciable à un secteur très sensible en la matière, le sourire est de mise du côté de Cologne. Bref, la vie est belle.

Philippe Méchin

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