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Salon du meuble de Bruxelles 2012

on 10 décembre 2012. Posted in Salons 2012

Square dance !

Petit par sa taille, mais grand par son dynamisme, le salon du meuble de Bruxelles continue à offrir à la fois proximité, convivialité et ouverture sur l’international. Bref, la philosophie du salon que l’on peut résumer par “Small is beautiful*” est toujours gagnante en 2012…

place bruxelles
La Grand-Place de Bruxelles « By night».


Avec près de 20 000 visiteurs et plus de 300 exposants, le salon du meuble de Bruxelles remporte une fois de plus son pari : celui de porter haut les différentes couleurs et tendances de l’offre internationale. Et force est de reconnaître qu’il frappe particulièrement juste en 2012. Tant sur le plan de la scénographie que sur celui de l’offre. 308 exposants venus d’une quinzaine de différents, soit une offre plus qualitative que quantitative qui démontre une fois de plus que l’on peut être représentatif d’un marché sans forcément donner dans le gigantisme. Pas de doute, Small is beautiful* et cette édition parvient à donner une ligne claire de l’offre internationale.elsvanpelt


Els Van Pelt,
Directrice du salon.


 Avec un positionnement historique sur le milieu de gamme, on remarquera toutefois que — marché et tendances obligent ! — un certain nombre d’exposants tentent une incursion réussie sur le haut de gamme. Ce qui ne fait qu’élargir le choix des nouveautés et des collections présentées aux acheteurs. Résultat, on se bouscule dans les allées et les quelque 50 % de visiteurs professionnels venus de l'étranger — surtout des Pays-Bas et de France — Bruxelles prouve cette année une fois pour toutes, que l’événement bénéficie d’un véritable rayonnement international. 

Ambiance...

 

Interviews flash...

gherardiVague d’innovations sur la France !

« Historiquement positionné sur le latex, Sapsa Bedding produit sous licence les différentes gammes de matelas Sealy mais également la gamme luxe de Stearns & Forster, sans oublier bien sûr la marque Maître Litier. Fort de ce positionnement, nous nous apprêtons à commercialiser en France un grand nombre de nouvelles gammes. A commencer par la collection Gel Series utilisant notre ressort exclusif en titanium et le gel Outlast qui sera disponible sur l’hexagone dès le premier trimestre 2013. Parallèlement, toute la gamme technique Latex — Gel Latex, X-trem Latex, etc. — est actuellement très travaillée par les services R&D de Sapsa Bedding. Nous accentuons notamment sur le confort élastique et la qualité de sommeil proposée par la technologie latex. Sapsa Innovations n’est pas en reste. Nous développons ainsi les techniques basées sur les mousses à haute résilience ainsi que les mousses visco-élastiques. Nous travaillons également un nouveau positionnement pour la marque Maître Litier. Nous mettons tout particulièrement en avant le confort visuel que peuvent apporter des coutils de qualité, notamment sur la référence “Posture pedic”. Enfin, avec la marque Stearns & Forster, nous pouvons aujourd’hui mettre au service du grand public notre expertise professionnelle. Résultat, Stearns & Forster sera bientôt diffusée en exclusivité sur l’enseigne française Grand Litier. A noter également que notre show room parisien est enfin terminé et accueille justement pour l’heure la gamme Stearns & Forster ».

blochDes produits spécifiquement dédiés au marché hexagonal

« Polipol est un groupe familial allemand avec un siège en Allemagne et des unités de production en Pologne ainsi qu’une usine près de Berlin. Résultat, avec un effectif de 4800 personnes et un chiffre d’affaires annuel de 350 millions d’euros, nous sommes actuellement leader sur le marché allemand du canapé. Depuis le rachat d’Hukla en février dernier, nous travaillons à mettre en place une certaine complémentarité entre les deux sociétés. En termes de positionnement produit, nous œuvrons ainsi à une refonte de notre offre à destination de la France. En clair, nous allons créer une nouvelle marque relaxation qui alliera les savoirs faire respectifs de Polipol et d’Hukla, le tout avec un positionnement entrée de gamme. En complément, nous développons une offre spécifique sur le milieu/haut de gamme avec des concepts relaxation personnalisés selon les enseignes et les grandes centrales de l’hexagone. Enfin, sur la partie canapé et à destination des magasins traditionnels, nous aurons une gamme tissus et cuir positionnée sur le milieu de gamme ainsi qu’une collection dédiée au jeune habitat. Pour ce développement sur trois axes, nous avons mis en place une nouvelle équipe commerciale de 7 personnes. En amont, nous sommes déjà en contact avec des designers français afin d’effectuer un travail important pour la réalisation de produits spécifiquement dédiés au marché hexagonal ».

direnzoCroissance convertible

« Dienne Saloti  est une société italienne spécialisée sur le canapé convertible. Créée il y a une dizaine d’années, elle emploie désormais plus de trente personnes et réalise un chiffre d’affaires annuel de 3 millions d’euros. Nous sommes positionnés sur des produits qualitatifs tant pour la partie mécanique de nos pièces que pour les tissus et cuirs que nous utilisons. La mécanique conçue par l’architecte Giulio Manzoni  est produite par la Société Loiudice. Historiquement nous sommes installés et distribués sur le sud de l’Italie avec des implantations chez les distributeurs indépendants principalement. Les marchés transalpins sont actuellement très bouchés, c’est pourquoi nous cherchons à nous développer sur le nord de l’Europe et plus particulièrement sur la France. A cette fin, nous misons sur la qualité de nos produits, mais également sur le service, notamment sur la livraison sur laquelle nous sommes très réactifs. A noter que nous sommes déjà présents sur l’hexagone, depuis janvier 2012 précisément. Comme en Italie, nous sommes principalement implantés chez les indépendants où nous enregistrons d’excellents résultats. Nous souhaitons toutefois aller plus loin. D’où notre présence sur le salon de Bruxelles. C’est une première participation pour laquelle nous sommes très satisfaits puisque l’un de nos produits a été nominé pour les prix Balthazar dans la catégorie “Innovations”. C’est une certaine reconnaissance de la qualité de notre travail, mais également un bon passeport pour notre développement sur la France ».

vershuere


Frank Verschuere,
Directeur général.


 

Confort personnalisé…

« Avec le concept Ergosleep“, notre volonté est de personnaliser au maximum la literie en fonction de chaque dormeur. Tous les magasins sur lesquels nous sommes distribués sont ainsi équipés d’une cabine d’essais permettant de relever tous les paramètres de sommeil spécifiques à chaque personne : taille, poids, position pour dormir, allergie, etc. Ces données constituent l’ADN du sommeil“ du dormeur grâce à laquelle chaque sommier à lattes et chaque boxspring va être personnalisé en conséquence. Mieux, le sommier peut être adapté en fonction de l’évolution dans le temps de l’ADN du sommeil“ du dormeur. Nos clients sont ainsi accueillis en magasin pour le cas échéant modifier les paramètres de leur sommier, ce qui contribue à créer du trafic sur les points de vente.franck


Chris Frank
Responsable à l’export.


 Actuellement, Ergosleep“ est implanté en Belgique ainsi qu’aux Pays-Bas, sur une quarantaine de points de vente : en Flandres, l’enseigne Sleepy en a l’exclusivité ;  à Bruxelles, en Wallonie, et aux Pays-Bas, ce sont des revendeurs indépendants. Nous misons sur un développement pour 2013 qui devrait nous amener une vingtaine d’implantations supplémentaires. Au-delà, notre concept arrive lentement mais sûrement en France. Même si le consommateur français n’est pas forcément habitué aux cabines d’essais et à la prise de mesures sur le lieu de vente, il y a un potentiel certain, d’autant plus que la cabine offre une sensation à part entière jusqu’à présent inconnue en France. Certes, nous mettons un pied en territoire inconnu, mais une distribution sélective bien pensée peut porter ses fruits ».


 Hollandais volants

En tant que vitrine internationale, Bruxelles donne chaque année leur place aux principaux industriels européens. A commencer par ceux venus d’Italie. Parmi les exposants transalpins, certains d’entre eux ont choisi de faire le déplacement pour toucher spécifiquement les acheteurs français, toujours nombreux sur la manifestation. C’est notamment le cas de la toute jeune société Dienne Salotti SrL qui fait en 2012 son premier déplacement sur Bruxelles. « Bien plus que le marché italien, la France offre actuellement de sérieux débouchés sur le canapé convertible, notamment pour des produits comme les nôtres misant avant tout sur la qualité et le service », confirme ainsi Filippo Direnzo, Fondateur et Président de Dienne Salotti. A noter également la présence de Calligaris qui, toujours fort d’une offre de chaises aux multiples formats et coloris, se distingue tout particulièrement sur cette édition avec un vaste éventail de mobilier de séjour contemporain. Quantitativement plus importants que les industriels italiens, les fabricants néerlandais ont eux aussi massivement fait le déplacement sur cette édition. Toujours regroupés sur un espace spécifique du Patio au sein du collectif “Holland à la carte”, chacun bénéficie d'une visibilité maximale. Aux “anciens” et habitués des éditions précédentes — Probilex, Chita, Vidato, Spinder, Cartel Living, Bijnen Goretti, Brouwers et Klotz —  se sont joints de nouveaux venus tels Bocx, Teugra, De Graaf et Jade.

Ténors internationaux

Au-delà, centrée sur le meuble et l’ameublement milieu de gamme, cette édition intègre d’emblée la composante “ art de vivre ” et la tendance déco des dernières années, en invitant majoritairement des grands noms de la création. Des leaders belges bien sûr — Mecam, Recor Group, Passe-Partout, Rom, etc. —, mais également internationaux avec entre autres Himolla, Koinor, Calia, Max Divani, Het Anker, Willi Schillig, Nolte Germers-heim ou encore Wiemann. Le tout présenté sur 6 halls et autant d’espaces spécifiques. Qu’il s’agisse de marques — ou d’enseignes — belges ou étrangères, l'imposante superficie des stands démontre à elle seule la valeur commerciale que les exposants accordent à Bruxelles. Que ce soit le groupe Recor, Mintjens, Juventa, D&D ou Bara, tous sont effectivement venus avec de solides et qualitatifs assortiments !
Les Belges confirment cette année leur positionnement qualitatif sur le meuble massif, mais remis au goût du jour sous la forme de collections aux lignes et formes contemporaines. C’est le cas chez Dekoninck, Micheldelnolf Van Houdt et Pro Arte, où on peut remarquer des programmes faisant place à des meubles contemporains, mais confectionnés avant tout selon des process artisanaux. En outre, des marques réputées telles que Up2date, Medal, Wolmat, Hima, Gerlin ou encore Confortluxe, complètent cette offre avec des gammes de sièges particulièrement attrayantes de par les couleurs et les matériaux mis en œuvre.

Vous avez dit Global living ?

Du côté français, ce sont surtout les stands Gautier et Célio qui retiennent l’attention. Gautier n’est ainsi plus seulement synonyme de chambres à coucher ou de salons, mais s’oriente de plus en plus vers des concepts offrant des solutions pour meubler et décorer toute la maison. Une des tendances les plus repérables à Bruxelles cette année concerne ainsi la convergence progressive des différents segments du meuble en faveur d’un certain mix fonctionnel. Idem chez Célio qui au-delà des seules armoires de rangement, évolue vers des ensembles complets et fonctionnels de séjour et chambres à coucher, le tout sur un axe très déco. Bref, les concepts foncièrement “global living” tendent à gagner du terrain cette année à Bruxelles. Présents en tant qu’exposants, les Français ne le sont pas moins côté acheteurs. « Le nombre d’acheteurs hollandais, mais également français est en progression depuis deux ans », confirme ainsi Els Van Pelt, Directrice générale du salon. Et de préciser, tout sourire, « c’est d’ailleurs une très bonne nouvelle pour nous, les Pays-Bas et la Hollande constituant les deux premières destinations du meuble belge à l’export ! » Bref, si l’environnement concurrentiel est rude en termes de salons dédiés au meuble — après Esprit Meuble en France, on annonce également un nouveau salon aux Pays-Bas pour 2013 — le Salon de Bruxelles marque pourtant un point sur ses principaux concurrents. En faisant tout simplement preuve d’imagination, d’envie et de caractère et en parvenant à faire le plein de produits, mais également de visiteurs de qualité, il pointe ainsi du doigt — si tant est que cela soit nécessaire — tout ce qui fait défaut à la plupart des événements européens : une offre représentative des différentes tendances actuelles, axée entres autres sur un design accessible car entretenant un lien étroit avec la vie quotidienne, le tout avec sourire et convivialité…

Vers un design “responsable”

Comme le montre — dès l’entrée du salon — l’espace baptisé Square, la manifestation n’a rien à envier aux autres événements du secteur en termes d’offre design. Un concept global et innovateur, des produits et concepts phares, ce salon satellite regroupe en effet chaque année la fine fleur des exposants belges et étrangers. Joli Be présente ainsi le programme Cottage d’Axel Enthoven avec un plateau en céramique reprenant l’aspect du bois pour mieux répondre au retour d’une certaine tendance “rustique”. Design et style plus traditionnel se mêlent également chez Neo Cocoon qui lance un modèle Slide avec portes coulissantes et décliné en une large palette de couleurs, en laqué et en bois. Bref, si Square permet cette année encore de découvrir des créateurs de renom il montre surtout qu’en Belgique comme ailleurs, l’évolution du mobilier et celle de la décoration s’inscrivent progressivement dans une “logique de mode”. Les designers ont en effet peu à peu remplacé les créateurs de mode des années 80 et les directeurs artistiques des années 90 comme ambassadeurs stars de la dernière tendance. Ils sont ainsi les auteurs, mais également les garants d’une forme qui l’emporte de plus en plus sur le fond. Si Philippe Starck a été précurseur dans ce domaine, les jeunes générations de designers ne sont pas en reste. Résultat, le consommateur habille sa maison en suivant ces tendances, choisit son look dans les magazines et traque les derniers meubles et objets à la mode. Au final, ce besoin de renouvellement permanent périme les produits dès leur arrivée sur le marché. Un immense atout pour la création d’envie et le renouvellement de l’offre.

Du meuble durable…

Au final, Square évolue pour le meilleur en se faisant l’écho d’une certaine tendance design qui, si elle continue à mettre l’accent sur la créativité, tend également à se faire plus accessible, plus simple, plus fonctionnelle, mais également davantage respectueuse de l’environnement. Du design à l’écologie, il n’y a qu’un pas que Bruxelles — comme l’ensemble des manifestations du secteur — franchit allègrement. En Belgique comme ailleurs, l’art de vivre se veut en effet durable et force est de le reconnaître, cette évolution concerne aujourd’hui tous les acteurs du meuble européen. À commencer par le designer, premier concerné par les questions d’écoconception quel que soit le secteur d’activité dans lequel il exerce ses talents ou le mode d’expression qu’il pratique. Sa responsabilité en termes d’anticipation conceptuelle, mais surtout de choix des matériaux est en effet incontestable. Parmi les mesures préconisées en termes d’écoconception de mobilier, économiser la matière peut être considéré comme le premier geste écologique, sauf pour le bois dont l’une des qualités est de stocker le CO2. Est-ce l’une des raisons pour lesquels on note un regain d’intérêt pour ce matériau tant chez les designers que chez les industriels ? Une chose est sûre : le bois n’a jamais été aussi présent à Bruxelles. Observation immédiatement vérifiable sur le stand Girardeau, industriel spécialiste du meuble de salon. Country et City, deux des cinq nouvelles gammes du fabricant, utilisent ainsi 100 % de chêne massif. Le côté “nature” de l’offre du fabricant français est déjà bien reçu sur l’hexagone.

…au meuble “désirable”

Outre le segment du meuble de salon, le développement durable s’empare également de la literie à Bruxelles. Une tendance très “nature” prolonge effectivement une offre bien positionnée en termes de protection de l’environnement sur l’espace du salon baptisé “Brussels by night”. « La plupart des fabricants du secteur du sommeil effectivement sont très concernés par la problématique de l'environnement », poursuit ainsi Els Van Pelt. C’est notamment le cas pour Dunlopillo (groupe Cauval) qui présente sur cette édition trois nouveaux matelas issus d’un process 100 % durable et de l’utilisation de matériaux Ecogen. Créés dans l’usine Ecoval inaugurée en juillet dernier en Ardèche, ces nouveaux matériaux existent aujourd’hui sous forme de mousses destinées à intégrer l’âme du matelas. Ils seront dans un second temps développés sous la forme de fibres amenées à garnir le plateau des matelas. Bref, durable ou pas, la literie européenne est plus que jamais présente sur cette édition 2012 et Brussel by night fait plus que jamais le plein sur le hall 6 ! Un véritable salon dans le salon marqué par la présence de la plupart des grands industriels du secteur dont Revor Styldecor, Sapsa Bedding ou encore Pure Latex Bliss. Au final, à Bruxelles comme sur la plupart des événements dédiés au meuble, l'inventivité exceptionnelle du secteur du sommeil se reflète une fois de plus dans la qualité de ses produits et dans l'originalité de ses présentations. C'est ainsi qu'après le stand spectaculaire de l'an dernier, Veldeman Bedding poursuit sa montée en gamme avec des collections revues et corrigées pour cette édition. « Nous avons fait évoluer notre offre avec de nouveaux tissus et de nouvelles fonctionnalités, le tout en faveur d’innovations “sages” permettant d’offrir des nouveautés au consommateur sans que cela nécessite forcément de gros investissements ; une stratégie qui nous donne la possibilité d’apporter de la nouveauté au consommateur final tout en maintenant nos prix au même niveau que 2011 », commente ainsi Geert Geerkens, Directeur général des Ventes & du marketing.

Bruxelles, véritable carnet de tendances

On l’aura compris, bien plus qu’un simple salon vitrine, l’événement se pose avant tout comme une manifestation reflétant de manière exhaustive l’ensemble des tendances du moment avec une offre positionnée — comme évoqué plus haut — sur le milieu de gamme. Pour souligner la qualité et l'élégance de celle-ci, certains produits sont habilement mis en scène au niveau des espaces marquant les passages d’un hall à l’autre. Une initiative heureuse qui a pour mérite de mettre surtout sur le devant de la scène des produits bien réels, issus des collections des exposants. Ainsi, avec une ouverture sur le vaste univers de la décoration — mais sans l’approche généraliste de la plupart des manifestations du secteur — l’objectif n’est ni plus ni moins de théâtraliser la partie la plus pointue de l’offre du salon tout en enco urageant les créateurs à imaginer de nouveaux concepts d’ameublement. Comme un miroir de tendances offertes aux acheteurs, l’événement reflète ainsi parfaitement l’Intérêt croissant des fabricants pour le contemporain et — comme évoqué plus haut — un certain design accessible. Exit donc les canapés bas de gamme made in China, le meuble rembourré se fait souple, confortable et fonctionnel à Bruxelles. Périphérique au meuble rembourré, l’offre en meuble de salon se caractérise par l’utilisation de la lumière, du blanc, des surfaces vitrées et globalement par l’utilisation d’un mixte de matériaux haut de gamme. Au final, en tant que plate forme internationale représentative du secteur, le salon parvient à mettre parfaitement en avant le développement actuel du mobilier de salon sur le contemporain et à mettre l’accent sur certaines tendances comme le recours systématique aux matériaux nobles et aux couleurs naturels.

Le petit salon qui monte, qui monte…

Mais Bruxelles, ce sont les visiteurs qui en parlent le mieux ! « On note une meilleure ambiance qu’en 2011, notamment du côté de la distribution ; les revendeurs que je rencontre affichent un optimisme certain avec des objectifs supérieurs à l’édition précédente », confie au détour d’une allée, Gérard Delautre, Directeur général de l’APL et de l’UFL. Et de préciser : « Aucune morosité donc contrairement à ce à quoi on s’attendait ». Echo positif également du côté des exposants. « Le taux de fréquentation est à peu près équivalent à celui de 2011 avec une présence renforcée des acheteurs français », note ainsi Patrick Grassy, Directeur des Ventes France pour Himolla. Certains ne sont pas loin de l’euphorie… C’est notamment le cas sur le stand Createx. « C’est notre meilleure édition depuis cinq ans ; nous avons en deux jours réalisé un volume d’affaires quatre fois supérieur à notre objectif initial ! », se réjouit Yves De Rudder, Directeur général. Au final, cette édition est un succès à plus d’un titre. Non seulement elle est le parfait reflet d’un marché européen du meuble qui est à un tournant de son histoire — il s’agit de négocier le virage de la durabilité tout en maintenant le cap sur la créativité —  mais elle donne également à voir chacune des fragilités d’un secteur cherchant à en finir avec la contraction d’une demande toujours impactée par une conjoncture économique difficile. Non, tout n’est pas si simple comme l’explique la directrice générale du salon : « la crise actuelle n’épargne pas le secteur du meuble, mais dans ce contexte tendu, le salon du meuble de Bruxelles constitue un précieux outil pour l’industriel qui souhaite malgré tout continuer à miser sur l’avenir et à aller de l’avant ; cela est d’ailleurs également valable pour la distribution ». L’optimisme est donc de rigueur chez des organisateurs qui comptent appliquer ce principe de développement au salon lui-même. « Les opportunités sont là, notamment du côté de la literie où il semble possible d’accueillir davantage de fabricants français et hollandais », poursuit Els Van Pelt. A petit salon, grandes ambitions donc…

Laurent Feneau
(*) Petit est magnifique