Imprimer

Table ronde literie 2018

Écrit par Marie-José NICOL - Rédactrice en chef on 2 août 2018. Posted in Table ronde literie

La literie dans tous ses états

Comme pour les autres secteurs de la maison, la conjoncture est bonne : + 3 % en 2017 et probablement idem pour 2018. Toutefois cette bonne performance jointe à des marges élevées attire de nombreux nouveaux acteurs. Il y a tout d’abord les pure players, mais également les circuits de l’électrodomestique et même ceux du bricolage qui semblent lorgner vers la literie. Comme les marques n’ont pas de stratégies visibles, elles sont fragiles. Même si le gâteau devient plus petit, les marques et les magasins physiques peuvent tirer leur épingle du jeu à condition de se réinventer. Du côté d’Eco-Mobilier, bonne nouvelle, les cotisations n’augmenteront pas avant 2020. Comment générer de l’innovation ? En regardant ce qui se passe dans d’autres secteurs ? Ou en réunissant des experts de tous bords ? Enfin nous nous demanderons si le Made in France fait vendre et s’il a encore le vent en poupe.

pdf iconTélécharger l'intégralité de cet article au format pdf

20180802 tblit 2018

Marie-José NICOL : Bonjour à tous. Merci d’être fidèle à notre 16e rendez-vous. Nous allons nous intéresser en premier lieu, comme c’est la tradition dans cette manifestation, à la conjoncture. Comment s’est passée l’année 2017 ?
Eric MANDINAUD (IPEA) : Nos prévisions pour 2017 étaient à + 2. En pratique, nous sommes à + 3,1 %. Pour l’ensemble de l’ameublement, nous sommes à + 2 % et nous avons rejoint le CA global de 2011.

Marie-José NICOL (Mobilium) : La literie se positionne sur la deuxième marche du podium sur l’ensemble des marchés de la maison. Cette année, c’est l’électroménager qui remporte la palme avec une croissance de + 3,2 %. En revanche, le global ameublement est à peu près à égalité avec le bricolage.

LES SPÉCIALISTES RÉGRESSENT ET PAYENT LE PRIX DE LA PERFORMANCE
Eric MANDINAUD (IPEA) : La grande distribution se taille encore cette année la part du lion avec plus de 54 %, elle est toujours en croissance depuis 2015. En revanche pour la première fois, les spécialistes literie vont enregistrer une légère chute. Les autres circuits pèsent environ 20 % du marché. Notons la très bonne performance d’Internet en 2017.
Philippe CESSAT (Ednis/Aquinos) : Dans la grande distribution incluez-vous toutes les enseignes ? Y compris Ikea ?
Eric MANDINAUD (IPEA) : Toutes les enseignes figurent dans le panel IPEA.

Marie-José NICOL (Mobilium) : Il semble que les grandes surfaces spécialisées s’imposent dans nombre de marchés de la maison. En électrodomestique (blanc et brun), elles ont raflé la mise et caracolent à 51 % : elles ont laminé les GSA et les petits spécialistes. Comme dans le meuble, les concentrations se renforcent tous les jours.
Eric MANDINAUD (IPEA) : Ni le meuble ni la literie n’y ont échappé. Depuis 2015, le nombre de magasins était stable. En revanche, il progressait chez les spécialistes avec une croissance de 6 %, en moyenne, sur les 14 plus grandes enseignes. Cette année, nous assistons à une baisse de cette évolution à + 3 %. Mais il ne faut pas se fier à ce chiffre, car il est l’arbre qui cache la forêt. Les spécialistes payent le prix de la performance. Certains progressent et d’autres régressent.

DES RÉSULTATS CONTRASTÉS CHEZ NOS INVITÉS
Wolf STOLPNER (Grand Litier) : Concernant Grand Litier, nous avons réalisé une année 2017 à + 5 % donc légèrement au-dessus du marché.
Mirko DE LUCIA (Dorelan) : Sur 2017 nous avons connu une très importante progression à trois chiffres, mais sur la division hôtellerie que nous travaillons depuis 2013.
Jacques SCHAFFNIT (Adova) : En 2017 nous avons enregistré une croissance supérieure à 10 % par rapport à 2016 (mais nous venions de loin).
Antoine MORIN (Maxiam) : Sur le négoce généraliste, nous avons fini l’année à - 3 %. Sur le réseau Ambia, réseau plus court, nous sommes légèrement négatifs (- 1 %). Notre réseau hard discount de proximité Les Docks du Meuble avait fini l’année à + 14 %. Maxi Literie est en progression de 6 %. Loveliterie a connu une forte croissance en 2017.
Tony PRESCHOUX (Decosom) : Sur 2017, nous sommes à + 16 % de croissance en valeur. En revanche, en volume, nous avons enregistré un prix moyen à la pièce en baisse.
Jean-Yves LE LAIN (Biotex) : 2017 fut une année très particulière pour Biotex puisque nous avons passé 5 mois à préparer la mise en redressement judiciaire, du mois de novembre. Globalement la chute enregistrée fut à deux chiffres. Mais nous rebondissons en 2018, à deux chiffres également !
Louis DUCOULOMBIER (Thiriez) : 2017 est sans conteste une bonne année : + 6 % de croissance au global avec une progression de 10 % sur la partie distribution grand public.
James CIRY (Sedac Meral) : 2017 a été une année un peu yoyo, un début d’année très difficile avec des fortes régressions et une forte accélération sur la fin d’année qui nous permet d’atterrir sur une progression de + 4 % (sur la gamme premium TPR). Sur la partie mass market (notre autre activité), l’année fut étale à cause d’une perte d’un référencement chez un grand distributeur.
Fabrice REQUET (Big Bang Literie) : Nous sommes en pleine restructuration. En effet, nous avons passé l’année 2017 à finaliser le dépôt de nos brevets au niveau international. Nous changeons de stratégie et nous ne souhaitons plus distribuer nous-mêmes nos produits, mais nous allons concéder des licences à d’autres constructeurs.

pdf iconTélécharger l'intégralité de cet article au format pdf