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Le voyage du fakir

Écrit par Marie-José NICOL - Rédactrice en chef on 26 juillet 2018. Posted in Editorial

20161101 mjnAja est un jeune faux fakir de Mumbai en Inde. A la mort de sa mère, il décide de rejoindre Paris, et de faire la connaissance de son père qu’il n’a jamais connu. Il a également une autre ambition, il veut acheter un lit à clou, normal pour un fakir ?

Il commence par se rendre au pays du meuble. Il tombe tout d’abord dans une très sympathique cérémonie où la plus vieille chambre syndicale du métier remet des prix aux membres les plus éminents du métier. Marie-José Nicol, Rédactrice en chef de Mobilium reçoit le prix de la meilleure journaliste. « Elle ne pratique pas la langue de bois », explique le président qui lui remet son prix. Aja, trouva qu’elle a l’air très émue. Il chercha à en savoir plus. Un spectateur le renseigne sur la portée de l’événement. « Mobilium est aimé ou détesté, selon les acteurs, pour avoir dénoncé l’immobilisme du métier. A part cela, c’est une excellente revue, la seule à aborder des sujets de fonds comme la transition numérique du commerce ou à aller faire des reportages sur tous les salons asiatiques. Leur compétence est reconnue par tous ces salons qui non seulement les invitent, mais les font participer à leur jury. Ils organisent également des tables rondes où ils font dialoguer tous les acteurs d’un métier ».
Un autre ayant surpris la conversation du premier poursuit : « Ce prix est important pour eux, car c’est une reconnaissance officielle. En effet, dans le meuble, il existe des coteries. Certains autres syndicats les boudent ayant choisi une autre presse ».
« C’est bizarre, s’étonna Aja, dans tous les autres pays que j’ai traversé, les syndicats étaient œcuméniques et rassemblaient toujours toute la presse professionnelle. L’intérêt d’un syndicat n’est-il pas de rassembler tous les acteurs d’un métier ? »

Aja poursuivit son voyage et arriva au pays de la literie. La contrée semblait prospère. Mais en discutant avec les habitants, il découvrit que le vers était dans le fruit et que des ennemis s’accumulaient aux frontières. Il y avait tous d’abord les pays limitrophes de la maison comme l’électrodomestique où la famine avait sévi. Pour s’en sortir, il était venu coloniser une partie du pays. Désormais, presque tous les petits spécialistes vendaient de la literie. Il faut dire qu’il bénéficiait d’un taux de fréquentation bien supérieure à ceux des acteurs historiques.  Les fortes marges de ce métier commençaient même à attirer certains acteurs du bricolage. Bien évidemment les acteurs Internet n’étaient pas en reste : ils sont désormais 170 à vouloir se glisser dans le lit de la literie. Résultat de cette guerre permanente, le consommateur se trouve désormais face à plus de 320 marques contre 15 à 20, il n’y a encore que 10 ans.

Tout cela laissa perplexe notre Fakir. Il se réfugia dans un grand magasin suédois de meuble. Il y fit la connaissance de Marie dont il tomba immédiatement follement amoureux. Ils se donnèrent rendez-vous pour le lendemain. Ensuite, fatigué par son périple, et n’ayant pas d’argent pour se payer une chambre d’hôtel, il s’endormit dans une armoire. Hélas, l’armoire devait être livrée à l’autre bout du monde et il se retrouva en Asie. Là aussi la guerre régnait, notamment entre les différents salons du meuble. Singapour et Kuala Lumpur se livraient une guerre de dates qui, à la finale, leur était préjudiciable, puisque les acheteurs ne pouvaient plus visiter les deux salons.
Aja ne put s’empêcher de penser au salon du meuble français. Qu’allait-il devenir, maintenant que le deuxième groupe de Literie avait décidé de ne plus exposer ?
Notre héros poursuivit son voyage et arriva au pays des déchets. Ce dernier était en pleine révolution culturelle. En effet, il ne voulait plus s’appeler « Pays des déchets », mais « Pays du Commerce Circulaire ». Aja fut passionné par le concept : Réemploi, Réparation, et Réutilisation. « Il faut projeter son métier dans l’avenir, sortir du cadre et identifier les mutations », scandait le roi de ce pays. Aja était d’accord. Il monta sur scène pour le faire savoir. Il se fit applaudir lorsqu’il raconta qu’en Chine, il existait bon nombre d’éco-parcs, des lieux permettant d’échanger des flux de produits, de matières, d’énergie et d’informations.
Aja finit par se demander si la presse professionnelle n’était pas, à la finale un éco-parc puisqu’elle permettait d’échanger des informations.

Après toutes ces aventures, Aja retourna dans son armoire et là miracle, le client ayant refusé la livraison, il se retrouva à Paris à temps pour son rendez-vous avec Marie.

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