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Etude Opinionway - Assistants vocaux...

Écrit par Jeffrey BEVILACQUA on 11 juin 2018. Posted in Ecotendances 2018

...Calage au démarrage ?

Google Home, Alexa ou HomPod, les géants américains de l’innovation boostent le marché des assistants vocaux. Pourtant, les Français sont encore loin d’être convaincus, même s’ils leur reconnaissent bon nombre de fonctionnalités intéressantes.

Par Jeffrey Bevilacqua

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Etre assis sur un canapé connecté, les pieds sur une table basse équipée d’un écran et parler à voix haute pour baisser le radiateur, lancer le préchauffage du four ou éteindre les lumières. Avec l’arrivée de la smart home, cette scène n’est plus seulement issue de films de science-fiction. Les foyers deviennent en effet de plus en plus connectés. Miliboo.com, un pure player spécialiste de mobilier qui s’est implanté physiquement, s’implique donc dans cette maison connectée, avec des bureaux, un canapé ou même des miroirs connectés. Avec l’enseigne aux deux magasins en France (Paris et Lyon), OpinionWay a mené une étude sur les assistants vocaux, qui ont pour rôle de synchroniser toute la smart home, et bien plus encore. Selon le sondage d’OpinionWay pour Miliboo, réalisé du 4 au 5 avril, sur 1 016 Français, ces derniers ont de plus en plus adopté la maison connectée, puisque 42 % d’entre eux déclarent bien connaître les assistants vocaux.
71 % des Français en ont même entendu parler. Si seulement 2 % des Français déclarent en posséder, 22 % d’entre eux se montrent séduits à l’idée d’en acheter. « L’intérêt reste mitigé », analyse Estelle Chandèze, Directrice de clientèle département opinion et politique, chez OpinionWay. Il y a encore un besoin d’éducation, il faut s’approprier la technologie. En effet, environ trois quarts des sondés déclarent ne pas vouloir d’assistant vocal.

Quelques chiffres...

Des fonctionnalités aussi nombreuses que les freins
Si ces objets connectés ne sont pas encore prisés en France, ils ont déjà conquis le marché américain. En effet, leurs nombreuses fonctions ont tout pour séduire. Plus d’un Français sur quatre se montre intéressé par les fonctionnalités suivantes : programmer un réveil, lancer la musique, donner les informations météo, faire une recherche sur internet et contrôler les appareils domestiques. Ce dernier point peut concerner les thermostats, les volets ou même les portes, et constitue l’essence même de la smart home.
« Les personnes âgées ont des attentes différentes », déclare Estelle Chandèze. En effet, le contrôle à distance de certains objets domestiques (éteindre la lumière, un four, etc.) est privilégié par les personnes âgées, car il leur permet de diminuer les actions physiques.
À l’inverse, les assistants vocaux ne sont pas prisés pour lancer des vidéos, effectuer des achats, lire un livre ou même, tout simplement, faire la conversation.
Cependant, au milieu de toutes ces fonctionnalités, un bon nombre de freins persistent encore et ralentissent le développement du marché des assistants vocaux. Quasiment la moitié des individus sondés par OpinionWay voient comme principale crainte le piratage des données personnelles. Ces assistants vocaux sont le lien entre l’utilisateur et la maison. Les données qu’ils contiennent sont donc essentielles (les habitudes des habitants, leur présence à la maison, etc.).
Si Google et Amazon assurent que leurs assistants vocaux n’enregistrent pas l’activité et les discussions dans le foyer lorsqu’ils ne sont pas actifs, les deux géants américains ne parviennent pas pour autant à convaincre les utilisateurs. Un tiers d’entre eux ont le sentiment d’être écoutés en permanence. 33 % ont également peur de devenir dépendant de cette technologie. Probablement influencés par les films d’Hollywood, 18 % des Français craignent de voir leur assistant vocal devenir fou.

Doucement, mais surement ?
Mis sur le marché par Amazon, Google et bientôt par Apple, ces assistants vocaux ont comme principales activités la coordination des éléments connectés qui font la « smart home ». Ces derniers n’ont, comme leurs homologues, pas encore séduit les Français. La moitié de ces derniers jugent que les tables basses connectées sont inutiles. Ce chiffre monte à 57 % pour un miroir et même à 73 % pour une chaise connectée. Pourtant, la majorité des personnes sondées pensent que la plupart des Français seront équipés d’assistants vocaux en 2029.
11 ans, voilà le temps que prendraient ces objets connectés pour envahir nos foyers.

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